• Fumer, une gêne pour les autres ?

    Au départ je voulais poster un article qui n’avait rien à voir (même si c’était aussi un article blabla) mais une autre idée m’est venue à l’esprit. Je ne tiens cependant pas à créer de débat ou de conflit autour de ce thème, juste à faire partager mon opinion car je me pose certaines questions au sujet des libertés autour de la cigarette.

    Je n’ai pas besoin de faire un rappel sur les effets négatifs pour fumer, les campagnes de prévention sont là pour ça. D’autant, je ne pense rien vous apprendre de nouveau. Non le but de sujet n’est pas de convaincre les fumeurs, ça ne changera absolument rien au point de vue de chacun.

    Fumer, une gêne pour les autres ?

    (Image provenant d'une page Facebook)

    Je souhaite parler de l’attitude et du respect entre fumeurs et non fumeurs. Pour vous mettre dans ma situation, je suis non fumeuse avec quelques soucis qui me font tourner de l’œil dès qu’un fumeur me souffle sa fumée dans la face (ou dans ma direction).

    Malheureusement je me demande toujours si les gens qui fument se rendent compte des effets négatifs qui se produisent autour d’eux.

    Prenons un exemple bête. Jour de pluie, déluge au-dessus des têtes. L’action se situe sous un arrêt de bus en attendant que le véhicule arrive. Parfois, et ça je le remarque quand même à chaque fois, un fumeur allume sa cigarette pour patienter.

    Mais cette personne là a-t-elle pensé à la gêne qu’elle pouvait représenter pour les personnes présentes ? Un abribus est un espace assez petit, où parfois il faut s’entasser pour éviter de se retrouver sous la pluie. Mais est-ce que la personne fumeuse se pose-t-elle la question de savoir si elle gêne les autres ou non ? Ou peut être attend-elle qu’on lui en parle gentiment ?

    J’ai comme une mauvaise impression que, en demandant poliment d’aller fumer à l’extérieur parce que c’est dérangeant ou d’éteindre sa cigarette, le non fumeur peut passer pour un enquiquineur. Je n’ai jamais fais le test mais je ne tiens pas non plus à avoir de problèmes, certaines personnes semblent plus ou moins rassurantes. (le gars baraqué, pas vraiment enclin à la discussion par exemple)

    De plus, demander c’est se faire remarquer. Des réflexions pensées comme « Ohlala… c’est quand même pas la mort… » ou « Il/Elle (le fumeur) ne fait rien de mal » même si pour un non fumeur ça peut être sacrément dérangeant de supporter la fumée dans un espace aussi restreint.

    Alors généralement, c’est la technique du « Je me tais et j’attends sous la pluie ou bien loin du fumeur ». Pourtant, je pense que ça devrait être le contraire. Chacun est libre de faire ses propres choix mais en faire profiter les autres qui ne sont peut être pas d’accord mais n’osent pas en parler de peur de créer les histoires, ça serait quand même illogique.

    Dans un espace public, il faut savoir cohabiter, se supporter et surtout, respecter ses voisins. La cigarette étant reconnue pour ses effets néfastes, ce n’est pas comme si la personne tenait un bouquet de fleurs parfumées quand même. Alors moi ça m’attriste un peu.

    Même quand il ne pleut pas, un fumeur qui ne se gêne pas, va se placer au milieu de la foule et tirer sa cigarette sans penser aux autres. Alors faut-il que les non fumeurs, les enfants, les femmes enceintes se décalent juste parce qu’un fumeur a décidé de partager son air ? Je me pose la question.  On dira bien, ce n’est pas tous les jours, ni en permanence. Mais juste pour le geste, y a-t-il réellement une conscience pour ceux qui agissent de cette manière ? (Sans vouloir offenser personne)

    D’autre part, voici la petite anecdote qui m’a inspiré ce sujet.

    Je me rendais à mon cours d’équitation. Les chevaux attribués sont inscrits sur une feuille dans une salle qui fait office de coin de discussion, un espace fermé donc. Il arrive que les élèves s’arrêtent pour discuter avec les moniteurs de temps à autre quand ils sont présents, avant d’aller préparer les chevaux.

    Alors qu’une discussion animée était engagée, et moi bien sûr qui ne voulait pas passer pour une asociale je restais pour écouter et participer, une des élèves, adulte, la cinquantaine, dégaine une cigarette tout en discutant et l’allume. Whaaa… excusez moi mais étant dans un espace clos, sans air, j’ai été assez surprise. D’autant plus qu’il y avait quelques jeunes filles présentes.

    Soit je passais pour la fille dérangeante en expliquant poliment à cette dame que la fumée me dérange et me fait tourner de l'oeil, soit je trouve un prétexte pour sortir. Connaissant cette dame déjà assez grincheuse en temps normal, j’ai préféré m’éclipser, quitte à passer pour une fille asociale. 

     Je n’ai pas ouvert ma bouche pour une raison. Déjà, cette dame est une grincheuse et elle s’autorise certaines libertés et réflexions parce qu’elle est très souvent présente donc familière avec les responsables du centre équestre (alors entre la petite jeunette qui assiste à son cours une fois par semaine et la madame qui a son cheval en pension, y a peut être une différence). De plus, elle est mon aînée de plus de 25 ans. En tant qu’aînée, je voyais bien venir un regard hautain ou une expression pouvant bien indiquer que je n’avais pas mon mot à dire. Comme si je refusais ou que je pouvais la gêner dans son petit plaisir, même si ce n’était vraiment pas le but de mon action. Donc, je suis sortie, sans créer d’histoires, ou plutôt, j’ai fui pour ne pas subir un tabagisme passif dans un lieu clos.

    Est-ce que j’aurais du faire preuve de plus d’assurance au risque de passer pour une fille enquiquinante ? J’aurais pu tenter oui. Mais je ne cherche pas à attirer les problèmes non plus même si je suis passive.

    Cependant, on peut toujours trouver des solutions pour éviter de passer pour une asociale. Par exemple, fumer à l’extérieur ne me dérange pas si je peux me placer dans le sens contraire du fumeur. C'est-à-dire, à l’opposé de la direction du vent. D’ailleurs je l’ai souvent fait à mon travail et cela me permettait de discuter avec les autres sans être incommodée ou mise à l’écart.

    Je termine cet article par une ouverture et appel aux commentaires car votre avis m’intéresse beaucoup. Encore une fois, je ne tiens pas à m'attirer des foudres, je me pose cette réflexion et c'est toujours bien d'avoir d'autres paroles sans que cela ne devienne un sujet sensible.

    Si vous êtes une fumeuse, est-ce qu’il vous arrive de fumer dans un lieu clos au milieu de non-fumeurs ? Pouvez-vous vous abstenir de ce geste en attendant un bus sous la pluie ou attendez-vous qu’une personne vous demande gentiment d’éviter ?

    Si vous êtes une non-fumeuse, supportez-vous être envahie par la fumée ? Avez-vous la confiance de demander à une personne d’arrêter si ça vous gêne ? Ou bien vous faites comme moi et vous vous décalez en silence ?

    A vous la parole :)

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 7 Novembre 2012 à 21:38

    Je n'ai rien à ajouter, tes propos reflètent totalement ce que je pense de tout ça, d'ailleurs le coup de l'arrêt de bus, étant une grande habituée des transports en commun je ne peux que le confirmer et apporter mon indignation à moi aussi ;)

    2
    MissAngie Profil de MissAngie
    Jeudi 8 Novembre 2012 à 13:48

    Ana Michalowski => Coucou Ana, merci pour ton soutien sur ce sujet 

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